5 choses que vous ignoriez sur la Fête du déménagement au Québec

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Phénomène pratique, culturel, folklorique ou politique, la Fête du déménagement apporte ses couleurs au Québec, ses avantages et… ses moins beaux côtés! Voici quelques faits historiques qui en disent long sur cette longue journée du 1er juillet au Québec.

On déménage le 1er mai ou le 1er juillet?

Jusqu’en 1974, le 1er juillet, c’était le 1er mai. Si les parents ont accueilli à bras ouverts cette modification dans les baux pour éviter les changements d’école pendant l’année scolaire, il est à parier que beaucoup de fanatiques de la belle saison préféreraient profiter du deuxième jour férié de l’été pour boire une bière en terrasse plutôt qu’autour d’une boîte de pizza et sur des gallons de peinture!

Société distincte

Sans faire de politique, il reste curieux (voire très intéressant) que la Fête du déménagement du Québec se « célèbre » le jour de la fête nationale du Canada. S’il est évident que ces milliers de déménagements en jour férié sont à l’avantage des travailleurs comme des employeurs de la Belle Province, plusieurs Québécois s’en réjouissent d’autant plus qu’il n’a pas lieu le jour de la Saint-Jean-Baptiste.

De coureurs des bois à coureurs de boîtes

La Fête du déménagement fait partie intégrante de la culture du Québec. Avec ses références littéraires, musicales, cinématographiques, télévisuelles, ses œuvres sculpturales de chaises et cônes anti-stationnement et de tours en carton qui jonchent les rues de l’aube à la tombée de la nuit, cette journée appartient à notre folklore. De Gabrielle Roy (dans Bonheur d’occasion), à Pauline Julien et Robert Charlebois (déménager ou rester là), de RBO à la Petite Vie, des panneaux rouges à louer affichés dès le premier avril aux regroupements d’amis pour peindre le 4 et demi de la petite Julie, le 1er juillet est une journée importante du calendrier personnel et culturel québécois.

Le 1er juillet en chiffres et en rafale

Chaque année, on évalue entre 200 et 250 milles le nombre de déménagements au 1er juillet. 78 % des gens qui déménagent ce jour-là commandent leur repas au restaurant. Pizza pour plus de 50 % d’entre eux. Poulet rôti : presque autant. Les frais de location de camion sont 3 fois plus élevés à Montréal qu’à Granby par exemple. Certains déménageurs doublent leur tarif entre le 10 juin et le 10 juillet. Et presque 100 % d’entre eux travaillent jusqu’à 15 heures par jour, six jours sur sept durant cette même période. À Montréal, les écocentres et éboueurs sont à pied d’œuvre même si c’est jour férié. Et, sur une note plus triste, la SPCA reçoit le double du nombre d’appels pour animaux abandonnés.

Zoom sur les Québécois

De notoriété internationale, la Fête du déménagement occupe le 1er juillet plus d’espace médiatique que les Céline Dion, Cirque du Soleil ou Georges Saint-Pierre de ce monde réunis. Le Québec, unique dans sa tradition de déménagement à une date généralisée, attire l’attention non seulement des journaux locaux, mais des médias internationaux. De mini-reportages à faits divers en documentaires de la BBC, notre 1er juillet rafraîchit les nouvelles à l’étranger autant qu’il peut faire transpirer ici.

Avec ces nouvelles connaissances du 1er juillet, diriez-vous que les gens qui déménagent participent plus qu’ils n’y croient aux couleurs du Québec? Chose certaine, avec des retombées économiques importantes dans plusieurs secteurs d’activité, ils font bouger beaucoup de choses!

dans Déménagement par devcom Laisser un commentaire

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